Robert McFarlane — Wikipédia

Robert McFarlane
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Robert Mcfarlane en 1983.
Fonctions
Conseiller à la sécurité nationale
-
Conseiller du Département d'État des États-Unis (en)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
LansingVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Robert Carl McFarlane
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinctions
Liste détaillée
Bronze Star
Navy & Marine Corps Commendation Medal (d)
Secretary's Distinguished Service Award (en)
Meritorious Service Medal
White House Fellows
Navy Distinguished Service Medal
Navy Distinguished Public Service Award (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Robert Carl McFarlane, né le au Texas et mort le [1], est un ancien officier des Marine Corps qui a servi comme conseiller à la sécurité nationale du président américain Ronald Reagan de 1983 à 1985. Son nom est associé à l'affaire Iran-Contra.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Mcfarlane en 2011.

Après une carrière sur le terrain pour les Marine Corps, Robert McFarlane travaille à la Maison-Blanche sur des dossiers touchant à la sécurité nationale américaine. En 1979, il quitte officiellement les Marines.

En 1981, le président américain Ronald Reagan le nomme, avec le soutien du Sénat des États-Unis, au poste de conseiller au département d'État[2].

En 1982, Reagan nomme McFarlane comme conseiller adjoint à la sécurité nationale (Deputy National Security Advisor) chargé de l'intégration des politiques auprès du département d'État, du département du Trésor et du département de la Défense. En 1983, il est nommé représentant spécial pour le Moyen-Orient pour les négociations israélo-arabes[3]. McFarlane est critiqué pour avoir autorisé la participation de l'armée américaine à la guerre civile du Liban, ce qui aurait provoqué à titre de représailles les attentats de Beyrouth du 23 octobre 1983 où plus de 300 soldats américains et français sont morts[4].

Par la suite, le président Reagan le nomme conseiller à la sécurité nationale[5]. Le , Robert McFarlane remet une National Security Decision Directive qui appelle les États-Unis à se rapprocher de la République islamique de l'Iran[6]. Cette directive est un premier pas qui mènera le président Reagan à s'engager dans ce qui sera appelé l'affaire Iran-Contra. Robert McFarlane démissionne de son poste de conseiller à la sécurité nationale le [7],[8] pour des raisons familiales[9].

En 1986, une délégation menée par McFarlane se rend à Téhéran pour négocier avec des représentants du gouvernement de l'Iran, cherchant entre autres à faire libérer des otages détenus par le Hezbollah en contre-partie d'une aide militaire américaine[10],[11]. La délégation américaine est composée de Robert McFarlane, Oliver North, George Cave (un ancien agent de la CIA qui a travaillé en Iran dans les années 1960 et 1970), Howard Teicher (un conseiller présidentiel), Amiram Nir (un journaliste israélien agissant pour le compte du gouvernement d'Israël) et un interprète de la CIA[12]. McFarlane rencontre en personne des responsables iraniens qui cherchent à établir des relations avec les États-Unis tout en promettant de faire libérer les otages[13]. Au grand déplaisir de McFarlane, il ne rencontre aucun ministre iranien ; dans ses mots, il n'aurait parlé qu'à des « cadres de troisième et quatrième niveaux »[trad 1],[12]. Exaspéré, il aurait crié : « Je suis un ministre, je m'attends à rencontrer des décideurs. Sinon, vous pouvez travailler avec mon personnel »[trad 2],[12]. Les Iraniens exigent qu'Israël retire ses troupes du plateau du Golan, demande rejetée par les Américains[13]. McFarlane refuse l'envoi de pièces de rechange pour les missiles Hawk jusqu'à ce que les otages soient libérés, alors que les Iraniens préfèrent recevoir les pièces puis faire libérer les otages[12]. Après quatre jours à Téhéran, McFarlane rompt les négociations. De retour aux États-Unis, il recommande à Reagan de rompre les communications avec les Iraniens ; son conseil est ignoré malgré son échec[14].

En tant qu'ancien conseiller à la sécurité nationale, il a été condamné pour rétention de preuves dans l'affaire Iran-Contra, mais après une négociation de plaidoyer, il a reçu deux ans de probation. Robert McFarlane a obtenu le pardon présidentiel de George H. W. Bush[15],[16].

C'est l'un des architectes de l'Initiative de défense stratégique qui visait à protéger les États-Unis d'une attaque par missiles balistiques[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. (en) « third and fourth level officials »
  2. (en) « As I am a Minister, I expect to meet with decision-makers. Otherwise, you can work with my staff. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert 'Bud' McFarlane, Reagan national security adviser, dies at 84
  2. The White House, « Nomination of Robert C. McFarlane To Be' Counselor of the Department of State » [Press Release], The American Presidency Project, (consulté le )
  3. The White House, « Appointment of Robert C. McFarlane as the President's Personal Representative in the Middle East » [Press Release], The American Presidency Project, (consulté le )
  4. Nir Rosen, « Lesson Unlearned », Foreign Policy, (consulté le )
  5. The White House, « Appointment of Robert C. McFarlane as Assistant to the President for National Security Affairs » [Press Release], The American Presidency Project, (consulté le )
  6. Kornbluh et Byrne 1993, p. 213.
  7. « Letter Accepting the Resignation of Robert C. McFarlane as Assistant to the President for National Security Affairs » (consulté le )
  8. « United States v. Robert C. McFarlane », Independent Council for Iran/Contra Matters, (consulté le )
  9. Reagan 1990, p. 509
  10. Bernard Gwertzman, « McFarlane Took Cake and Bible to Teheran, Ex-C.I.A. Man Says », New York Times,‎ (lire en ligne)
  11. « Calls President Courageous but Weak : Iranian Exhibits Bible Signed by Reagan », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne)
  12. a b c et d Kornbluh et Byrne 1993, p. 249.
  13. a et b Reagan 1990, p. 520–521
  14. Kornbluh et Byrne 1993, p. 250.
  15. George H. W. Bush, « Proclamation 6518 – Grant of Executive Clemency », The American Presidency Project, (consulté le )
  16. (en) Joe Pichirallo, « McFarlane Enters Guilty Plea Arising From Iran-Contra Affair; Former Reagan Adviser Withheld Information From Congress », The Washington Post,‎ .
  17. (en) R. Smith, « McFarlane Calls SDI Pitch Misleading », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
    « Robert C. McFarlane, a key architect of President Reagan's 'Star Wars' plan to develop sophisticated defenses against Soviet ballistic missiles, said he has concluded 'There is no current basis for confidence that a survivable defensive shield is within reach' and that Reagan's announcement of it was misleading and simplistic. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en-US) Peter Kornbluh et Malcolm Byrne, The Iran-Contra Scandal : A Declassified History, New York, New Press,
  • (en-US) Ronald Reagan, An American Life, New York, Simon & Schuster,

Liens externes[modifier | modifier le code]