Teresa Berganza — Wikipédia

Teresa Berganza
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Teresa Berganza en 1970.
Nom de naissance María Teresa Berganza Vargas
Naissance
Madrid (Espagne)
Décès (à 89 ans)
Madrid (Espagne)
Activité principale Mezzo-soprano
Style Opéra
Années d'activité 1955 - 2022
Formation Conservatoire de Madrid
Maîtres Lola Rodríguez Aragón
Récompenses prix Prince des Asturies en arts (1991)
Distinctions honorifiques Médaille d'or du mérite des beaux-arts (1982) Prix national de musique
(1996)
Site internet teresaberganza.com

Répertoire

Teresa Berganza est une cantatrice (mezzo-soprano) espagnole née le à Madrid et morte à San Lorenzo de El Escorial le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Teresa Berganza naît le à Madrid. Elle étudie le piano et le chant avec Lola Rodríguez Aragón au Conservatoire de Madrid, où elle obtient le premier prix de chant en 1954[1].

Remarquée par Gabriel Dussurget, alors directeur du Festival d'Aix-en-Provence, elle y débute en 1957 dans le rôle de Dorabella de Cosi fan tutte de Mozart[2].

Elle s'impose rapidement comme une interprète de référence des rôles de Cherubino (Les Noces de Figaro), Rosina (Le Barbier de Séville), Cenerentola et Carmen qu'elle incarne pour la première fois en 1977 au Festival international d'Édimbourg.

En 1979, elle incarne Zerlina dans le Don Giovanni filmé par Joseph Losey.

En 1982, elle reçoit la médaille d'or du mérite des beaux-arts par le ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports espagnol[3].

En 1983, elle se produit au Deutsche Oper Berlin. Devant le succès, elle est invitée à donner deux autres concerts l'année suivante puis, en 1985, quatre représentations de Carmen, dans le rôle-titre, et un récital. Elle y reviendra régulièrement notamment en et en 1999.

Elle a donné de nombreux récitals en compagnie du pianiste Juan-Antonio Parejo à Londres, New York, Paris, Buenos Aires et Milan.

Récitaliste hors pair, pédagogue confirmée, Teresa Berganza poursuit sa carrière avec succès, tout en donnant des master classes et en formant une nouvelle génération de chanteurs. Parmi ses élèves de renom, on peut citer María Bayo et Jorge Chaminé. Le , elle reçoit la médaille d'or du cercle des Beaux-Arts d'Espagne pour l'ensemble de sa carrière[4].

Teresa Berganza meurt le à l'âge de 89 ans, à San Lorenzo de El Escorial[4],[5][6].

Répertoire[modifier | modifier le code]

Teresa Berganza lors d'une master class en 2009.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Herbert von Karajan l'aurait surnommée « la Carmen du siècle[9] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Crítica : El arte inteligente », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne).
  2. (es) « Teresa Berganza: “El día que dejé de cantar me liberé” », abc.es,‎ (lire en ligne).
  3. (es) « Real Decreto 397/1982, de 26 de febrero, por el que se concede la Medalla al Mérito en las Bellas Artes, en su categoría de oro, a don Luis García Berlanga », Boletin Oficial del Estado, Madrid, no 55,‎ , p. 5883 (lire en ligne).
  4. a et b (es) « Muere Teresa Berganza a los 89 años », sur El Mundo, (consulté le ).
  5. Marie-Aude Roux, « La cantatrice espagnole Teresa Berganza, inoubliable “Carmen”, est morte », sur Le Monde, .
  6. (es) « Muere Teresa Berganza: la mezzosoprano ha fallecido este viernes a los 89 años », sur La Vanguardia, (consulté le )
  7. « La une du ministère de la Culture et de la Communication », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le )
  8. « Stabat Mater », sur discogs.com (consulté le )
  9. « Un monde habité par le chant : Teresa Berganza », sur buchetchastel.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Bellamy, Un monde habité par le chant : Teresa Berganza, Buchet Chastel, 2013 (ISBN 978-2-283-02646-5).

Liens externes[modifier | modifier le code]